Un an.

Un an.

C’est souvent l’occasion de se réjouir, de préparer une fête, un gâteau au chocolat et de prendre des photos du petit barbouillé.

Mais, c’est aussi 365 jours plus tard.

Un an déjà. Les selfies sont souvent de merveilleux souvenirs. Crédit photo Julie Philippon


Quand la tempête s’est levée et que tu es parti en même temps, arrachant deux pommiers, le nouveau module qui venait d’être monté par mes beaux-parents, le sommeil et l’appétit de mon fils, mes dernières larmes avant de me relever les manches pour organiser un dernier au revoir.

Un an.

C’est souvent le moment de tourner la page, toutes les dates et les fêtes importantes du calendrier sont déjà passées, le premier Noël sans toi, Pâques, la fête des enfants, mon anniversaire, etc.

Un an.

Quand tu es mort, bien que très malade, tu nous as un peu surpris par ton départ si rapide alors que moi, je craignais dont une longue agonie commune à ta condition, ne sachant comment t’accompagner jusqu’au bout. Étant moi-même à bout...

Un an.

Je craignais cet anniversaire. L’émotion. Les larmes. La gorge qui se noue. La respiration qui devient périlleuse, les épaules qui remontent aussi vite que mon morale plonge dans les bas-fonds.

Un an.

J’aurais aimé te dire au revoir, te redire combien je t’aime, comment tu étais important pour moi et que je ne regrette rien. Ni l’épuisement ni tout ce que j’ai pu faire pour toi, même quand tu t’y opposais, incapable de comprendre, déjà un peu ailleurs.

Un an.

Je m’ennuie et je suis libérée à la fois. J’ai retrouvé la joie de vivre, je suis moins émotive, j’ai plus d’énergie, j’ai recommencé à m’entrainer et un peu à cause de toi ou encore grâce à toi, j’ai commencé une nouvelle vie.

Un an.

Tu es si loin et si présent.  J’ai arrêté de craindre les appels sur mon téléphone, mais je ne suis pas encore retournée au CHSLD dire merci. C’est sur ma longue liste de TO DO, mais je ne suis pas encore capable, même si je sais que tu y étais aimé et apprécié, que dire merci est la moindre des choses.


Un an.

Je t’aime papa.

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Commentaires

  1. Quel bel hommage à ton papa... un an déjà... ça passe si vite!

    Câlins... xx

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