Et que la brume se lève sur ce nouveau jour

Mon itinéraire de vie vient de prendre un chemin qui se dessinait depuis quelque temps déjà, mais que je refusais de le voir.

Que la brume se lève sur ce jour nouveau Julie Philippon

Photo prise au Lac à la Bécasse, Réserve Faunique Papineau-Labelle, Sépaq - Parcs Québec

J'avais peur, tellement peur


J'avais trop peur et trop de colère. Mais j'ai mis mon égo de côté pour faire les bons choix, pas juste parce que je suis frustrée ou déçue d'une situation, mais pour aller de l'avant, vers le positif, dans le positif.

Présentement, je ne vois pas bien. Il a trop de nuages, de noirceur, il fait froid, mais aujourd'hui, ils annoncent beau et doux, le genre de journée parfaite du mois d'août.

J'ai très hâte que la brume se lève, je commence à ressentir l'excitation (entre deux crampes au ventre) et entrevoir le champ des possibles. Les enfants sont partis à l'école, c'est le premier jour d'une nouvelle étape.

La vie est souvent injuste


La vie est souvent injuste. Mais une fois qu'on le constate, on fait quoi? On s'écroule en maudissant la terre entière?

Non.

Ou plutôt si, un moment, puis on se relève blessé, mais la tête haute.

Je suis vivante, tellement vivante!


Peu importe mes blessures et mes cicatrices, je suis vivante, tellement vivante!

J'ai parfois le goût de crier, de dénoncer, de frapper à mon tour. Je le ferai peut-être. Peut-être pas, trop occupée à croquer dans cette vie que j'aime.

Je retiens que certains choix n'en sont pas, que d'autres deviennent plutôt des moteurs de vie, ancrés dans nos valeurs, venant de notre très "profond", comme des vérités inébranlables.

Ma priorité, ma famille


Une de celles-ci, c'est ma famille.

Et sa situation actuelle dicte mes choix, même si je n'ai pas souvent l'impression d'avoir le pouvoir de choisir (parce qu'avouons-le, on ne choisit par la maladie et les handicaps avec sourire et sérénité, on apprend tranquillement à vivre avec).

C'est un peu ironique, non? Mais c'est surtout ainsi. Alors, maintenant, je passe à autre chose.*

Et vous, fasse au changement, vous réagissez comment? Avez-vous déjà fait des virements à 180 degrés? Impliquant de grosses décisions? Comment cela s'est-il passé? 

* Je viens de démissionner de ma CS pcqu'on me refusait de travailler à temps partiel. J'ai tout essayé, je ne veux pas faire le procès de personne et je souhaite pouvoir faire de la suppléance au besoin, ceci expliquant cela.

Commentaires

  1. Ariane Mimeault30 août 2016 à 11:27

    Les grands changements donnent toujours le vertige, mais quand ils nous sont "imposés", c'est d'autant plus étourdissant parce qu'on est contraint de s'habituer à l'idée en peu de temps, la période d'adaptation est comprimée, on doit se r'virer de bord sur un dix cennes! Et ça, quand ça entraîne des bouleversements aussi importants que ceux auxquels tu dois faire face, c'est dur sur le système nerveux! D'autant plus que tu dois renoncer à un poste que tu aimais, qui te permettait de te réaliser comme individu, qui te conférait une autorité et une position sociale reconnue. Un deuil qui prend du temps à faire, ce que tu n'as pas eu... Heureusement que tu as ce merveilleux mécanisme de rebondissement qui te propulse vers l'avant avec optimisme et confiance. Tu as des lendemains prometteurs qui t'attendent chère Julie! :) xxx

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  2. C'est beaucoup de bouleversements, surtout que tu aurais choisi une autre voie si tu avais pu, alors c'est normal d'avoir le tournis. Parfois, mettre par écrit ses peurs, ses inquiétudes, mais aussi les solutions potentielles et les objectifs aide à voir plus clair et à se faire de nouveaux repères. Je suis convaincue que du positif ressortira de tout cela.

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  3. Je suis toujours en train de me réinventer. Donc, toujours en grands changements. Les enfants grandissent les besoins changent, mes fonctions aussi. Je m'écroule quand mes projets n'avancent pas puis j'encourage les autres comme j'aurais voulu être encouragée. Un beau trop plein d'être toujours trop ou pas asser. Pas asser bonne, trop rigide, trop impatiente, pas asser disponible, pas asser artistique, trop exigeante, pas asser organiser... En grands changements ou au neutre je reste avec les limites que je m'impose avec les choix que j'ai faits. Faut dire qu'au Québec la mentalité n'est pas aux encouragements, on te regarde couler pis quand tu es au fond on te dis pauvre toi. Le seul moyen que j'ai de passer au travers de la vie est de me faire tirer par le haut par Le Très Haut... Choix difficile Julie, je t'admire, tu avances tellement, depuis quelques années que je t'observe. Tu es plus solide que beaucoup d'autres même si tu te sens fragile parfois. Tu as clairement choisis ta famille, je t'appuis à 100%

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  4. Je me suis toujours dis que quand une porte se ferme, ça laisse la chance aux autres portes de s'ouvrir. Aie confiance et ça va bien aller. :)

    J'ai aussi tout laissé tomber il y a 10 ans pour une autre raison que la tienne et j'adore ma vie depuis que j'ai osé.

    Pssst...Bonne journée internationale du blogue ;)

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  5. Le changement, ça fait partie de ma vie de conjointe de militaire! Changement de province, changement de carrière, année sabatique, retour au travail à temps plein, à temps partiel, remise en question... la priorité a toujours été nos 4 enfants et ça implique donc beaucoup d'ajustements et de réévaluations! Toutefois, ça toujours été des changements faits au bon moment, comme si tout se dessinait pour que ça arrive et que ça fonctionne donc ça n'a jamais été très difficile... mais tout de même angoissant de se lancer dans le vide ne sachant pas si on trouvera quelque chose de solide sur lequel attérir! Bonne chance dans ta nouvelle vie :)

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